DuBreton : Des porcs heureux, une viande saine

DuBreton : Des porcs heureux, une viande saine

Chez duBreton, beaucoup des porcs ont une grande liberté de mouvement dans des porcheries sans cages, ne reçoivent aucun antibiotique, aménagent eux-mêmes leurs litières de paille et s’amusent avec des jouets. Cette approche sous-tend une philosophie selon laquelle un porc heureux produit une viande plus savoureuse.

Et revêt une grande importance pour cette entreprise qui offre des aliments plus coûteux, comme du porc biologique et du porc d’élevage rustique, plutôt que des produits porcins traditionnels.

C’est la mondialisation et la forte concurrence qui ont poussé duBreton à innover, explique son président, Vincent Breton. « En moins de dix ans, nous avons rejoint les rangs des grands producteurs et transformateurs de produits biologiques en Amérique du Nord. » DuBreton exporte actuellement environ 80 % de ses produits porcins dans plus de 40 pays, notamment aux États-Unis, au Japon et en Australie.

Comptant plus de 550 employés, l’entreprise constitue une importante
division du groupe Aliments Breton Foods Canada, sis à Saint-Bernard (Québec) et fondé en 1944 par Napoléon et Adrienne Breton, un couple d’agriculteurs. Une troisième génération de Breton y tient maintenant la barre.

DuBreton exporte environ 80 % de ses produits porcins dans plus de 40 pays.

La décision de délaisser les produits porcins traditionnels pour cibler des marchés de créneau à valeur ajoutée « a joué un rôle déterminant dans l’avenir de l’entreprise, affirme M. Breton. Étant donné que les coûts de production au Québec comptent parmi les plus élevés en Amérique du Nord, il était impératif d’explorer de nouveaux marchés qui feraient bon accueil aux produits de spécialité.

« L’exportation est essentielle pour l’entreprise, car elle lui permet de vendre toutes les parties d’animaux, selon les besoins du marché. » Presque toutes les parties du porc sont utilisables et transformables.

Bien que les méthodes d’élevage rustique se raréfient dans l’industrie, duBreton a choisi d’y revenir et d’y mettre davantage l’accent, fait remarquer son président.

Non aux antibiotiques, oui aux jouets

Contrairement aux pratiques d’élevage porcin traditionnelles, duBreton élève ses porcs sans antibiotiques, une approche plus coûteuse, car ils mettent 15 jours de plus à atteindre la maturité. Ils sont aussi nourris de céréales, plus chères que les sous-produits animaux.

La plupart de ses concurrents élèvent les truies dans des cages à barreaux qui restreignent leurs mouvements mais simplifient la production industrielle. Chez duBreton, le comportement naturel des porcs d’élevage rustique est respecté. Les animaux peuvent se mouvoir librement dans des porcheries sans cages et suivre leur instinct en faisant leur nid dans la paille. Des jouets suspendus et d’autres distractions les divertissent pour prévenir les comportements agressifs.

L’entreprise estime que ces mesures redonnent au porc sa véritable saveur naturelle. Selon l’USA Today : « De la reproduction à l’abattage, un porc duBreton est traité avec respect. Résultat? Du porc nouvelle vague succulent et savoureux. »

Ces changements ont séduit de grandes sociétés américaines comme Whole Foods Market et la chaîne d’épiceries Wegmans – toutes deux spécialisées dans les aliments biologiques – ainsi que la chaîne de restauration rapide haut de gamme Chipotle Mexican Grill.

M. Breton recommande aux exportateurs de se considérer comme des entreprises mondiales, même si ce n’est pas le cas. « Le client ne devrait pas avoir l’impression de traiter avec une entreprise étrangère. Vous devez lui offrir le même niveau de service qu’à l’échelle locale et dissimuler la complexité de l’exportation de vos produits à l’étranger. »

L’appui d’EDC

Grâce à l’Assurance comptes clients d’EDC, duBreton a osé vendre certains de ses produits de spécialité à un grand client étranger qu’elle connaissait peu. « Nous avons ainsi amélioré notre performance dans ce secteur très spécialisé. »

M. Breton ajoute que l’appui d’EDC rassure les institutions financières, qui sont mieux disposées à consentir à l’entreprise le financement nécessaire pour ses nouveaux produits.

« Les employés d’EDC ont contribué à notre expansion, poursuit-il. Ils sont toujours prêts à nous aider à trouver les produits d’EDC qui conviennent à nos activités de développement des marchés. »

Catégories Agroalimentaire

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